Edito de Les AnimalsLes chansons existent sans nous. Les chansons sont là, elles volent, nous tournent autour, tourbillonnent dans le vortex des inconscients de la rue que nous sommes. Il y a des gens qui tendent la main et qui savent les attraper. Alors il y a les pêcheurs du dimanche, qui savent attraper les évidences dans l'air du temps, et puis il y a les Animals, ceux qui connaissent la jungle, et ses sentiments secrets. Ceux-là ramènent des chansons bariolées de mille parures, pistées jusqu'au fin-fond d'une savane étrange, juste là, sous notre nez.
Mano Solo n'est pas un pêcheur du dimanche.
Il vit là, sur place, dans la valse des sensations, le crépitement des mots comme autant d'yeux dans la nuit, le tempo du cœur mille fois reconstruit. Il habite ce vent magique qui guette tout un chacun, quand à l'aide d'un refrain la chanson nous creuse au fond du corps un petit rien que pour nous, où l'on repose ses fureurs, où l'on rêve en douceur
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