RETRANSCRIPTION ECRITE DE L’INTERVIEW DE SHERYFA LUNA
INTERVIEW REALISEE PAR THIERRY BAUMANN
0/ Bonjour Sheryfa.
Bonjour
1/ Avant de parler de ce deuxième album, c’est un peu l’heure du premier bilan. Il
s’est passé beaucoup de choses pour toi, depuis Popstars et ce premier album. Si
tu fais le bilan, est-ce qu’il y a des choses que tu voudrais refaire, des choses que
tu referais pareil et des choses que tu ferais différemment ?
Je referais tout pareil si je devais refaire cette année, que ce soit Popstars, le bébé…
En même temps, pour le bébé, je n’avais pas trop le choix. Mais je ne changerais rien
à tout ce que j’ai fait cette année, les personnes avec qui j’ai travaillé, même s’il y a eu
des moments durs ou des déceptions avec certaines personnes avec qui j’ai travaillé.
Ce sont des gens qui ont pu m’apporter une bonne leçon. Ce sont des choses que je
ne recommencerais pas. Il y a des mauvaises choses qui m’ont beaucoup apporté.
Donc je ne changerais absolument rien.
2/ Quand tu as construit ce deuxième album, tu te disais déjà que tu ne voulais
pas t’enfermer dans un style. Tu avais des idées assez précises de ce que tu
voulais ?
Exactement. Depuis le premier album, je réfléchis au deuxième. J’ai l’impression que
ce deuxième album est MON premier album. Je reviens sur un premier album. Je
pense que le premier album était un passeport pour arriver, s’installer. Là, c’est le
réel premier album de Sheryfa Luna, et pas de la gagnante de Popstars. Cette année,
on m’a enfermée dans un style très RnB, on a fait de moi une chanteuse RnB. Alors
que quand on écoute ma musique, il n’y a pas que du RnB. Le premier titre, qui
s’appelle « Quelque part », est très pop, il n’a rien d’RnB. Même dans mon premier
album il y a beaucoup d’influences pop, et pas uniquement des références hip hop ou
RnB. Sur ce deuxième album, il y a beaucoup plus de couleurs différentes. Il y a du
dance hall, du RnB, de la pop. Sur certains morceaux, on a tout d’un coup une grosse
guitare électrique, un peu pop-rock. J’aime mélanger les styles et j’ai aussi envie
d’élargir mon public.
3/ Comment t’es-tu investie dans la production ? Tu as accompagné la réalisation
dans le détail ?
Cet album a été un gros travail mais ça c’est fait dans une sérénité totale. Sur le
premier album, on avait une pression incroyable. Il fallait faire onze titres en trois
semaines, et les titres n’étaient pas écrits. J’ai du faire appel à d’autres artistes parce
que je n’avais pas la capacité d’écrire aussi vite. C’était un premier album dans la
pression. Pour le second album, on était serein, zen. Il y avait une bonne ambiance. En
plus, on n’était que deux. Je ne me suis jamais retrouvée avec quarante milles
personnes dans la pièce, alors que souvent, quand on fait un album, il y a vingt
personnes qui sont là, qui regardes et donnent leurs avis. Là, c’était moi et le
réalisateur seulement. Vocalement, j’ai pu me libérer, oser des choses. Je n’avais pas
peur que vingt personnes jugent si la note était belle ou pas. Aujourd’hui, quand
j’entends l’album, je suis très contente. Je me dis que j’ai réussi à le faire alors que je
ne savais pas le faire il y a un an. J’ai pu me libérer un peu plus. Au niveau des
thèmes, on a vraiment conçu l’album ensemble. J’ai pu me libérer un peu plus quant
aux thèmes. « Comme une blessure », dans l’album, parle du décès de mon neveu,
que j’ai pu livrer à l’écriture. Ça a été un peu une thérapie. Je pense que cet album est
très personnel. Il y avait beaucoup de choses en moi que j’avais besoin d’évacuer. J’ai
réussi grâce à cette méthode de travail très intime. On était un collectif réduit, c’était
sympa. Je donnais mon avis sur tout, par exemple, sur le visuel de l’album. Quand les
gens pourront découvrir le livret du deuxième album, ils vont découvrir toutes les
photos. Je savais exactement ce que je voulais pour les photos, les tenues, le style…
Le concept du visuel de l’album, c’est qu’il y a quatre styles différents. On va me voir
en « urbaine », baggy et baskets. On va me voir très « femme », très glamour ; très
« rock’n’roll », et enfin très « pur », comme sur la pochette, en robe blanche très
naturelle. C’est vraiment pour définir les quatre points forts qu’il y a en moi. Le côté
rock, parce que je suis un peu disjonctée, un peu fofolle. Le côté urbain représente
une grande partie de mes influences. Le côté pur et naturel est pour mon côté
maman. Et le côté glamour, c’est pour montrer, qu’en étant maman, je suis aussi
devenue une femme cette année. J’ai envie aussi d’être glamour. Je me suis investi
par rapport à ce livret et aux visuels. Pour la réalisation, j’ai été mixer l’album à New
York, j’ai beaucoup donné mon avis. Par exemple, je voulais absolument des guitares
électriques à certains moments. J’avais tout dans la tête, parce que j’ai conçu cet
album pour faire de la scène. A partir de là, je savais exactement quand les guitares
devaient arriver. Ça a été un plaisir de faire ce deuxième album.
4/ Ce qui est incroyable c’est que tes fans te ressemblent beaucoup, c’est ce qui a
fait ton succès. Tu as eu un feedback par rapport à ça ? Est-ce que ça a alimenté
ton album et ta façon d’écrire ? Parce que quelque part, tes fans via les blogs t’ont
fait beaucoup de retours.
J’ai un forum officiel sur lequel je passe beaucoup de temps. J’essaie de répondre au
maximum aux questions. Je leur avais demandé ce qu’ils aimeraient entendre dans
mes chansons, de me donner des sujets. C’est important parce que ce sont eux qui
achètent et ils ont envie de se retrouver dans les titres. Dans Popstars, je faisais de la
danse et j’avais fait une prestation de dance hall qui avait beaucoup plu. Je crois que
c’est la chose qui avait vraiment marqué le public. On m’a demandé pourquoi en tant
qu’artiste je ne dansais pas du tout, alors qu’on m’a vu danser du dance hall dans
l’émission. « S’il te plait, fais-nous des titres à la Kate Deluna ». J’ai donc osé faire un
titre à la Kate Deluna sur cet album. Je pense que je vais pouvoir exploiter ce côté-là,
que le public attend réellement. Je vais essayer de l’apporter sur cet album. Et il y a
des thèmes qu’on m’a demandés. Par exemples, des jeunes mamans m’ont dit qu’elles
étaient impatientes d’entendre la chanson que je vais écrire pour mon fils, parce qu’en
tant que jeunes mères, elles vont s’y retrouver. J’ai déjà parlé à mes fans de « Comme
une blessure ». Je leur avais dit qu’un jour j’aimerais écrire cette chanson. Les fans
m’ont dit qu’ils voulaient vraiment que j’écrive sur ce thème, parce qu’ils veulent me
comprendre. Ils veulent savoir ce qui s’est passé, pour mieux comprendre ma façon
d’agir, mon caractère. Ils connaissent mon histoire, c’est bien écrit dans ma
biographie. Il y a eu ce moment, ce décès qui a changé toute ma vie. C’était mon
neveu, mon frère, un ami, tout. On n’avait que deux ans d’écart et il est décédé.
Depuis cet âge là, je suis très impulsive. C’est à partir de là que je suis devenue très
nerveuse, impulsive. C’est pour que les gens comprennent mieux ma façon d’être. Ça
va peut-être être un déclic pour certains aussi. Il n’y a pas que moi qui aie vécu un
décès et ça peut aussi les toucher, être une thérapie pour eux. Se dire qu’en écoutant
le morceau, ils mettent un peu de positif et de relatif dans tout ça.
5/ On a l’impression qu’il n’y a plus de pudeur quand tu fais tes chansons. Tu te
livres, tu donnes beaucoup. C’est plus facile pour toi ?
Pour moi, c’est ça être artiste. Après, chacun a sa vision. Pour moi, si j’ai décidé
d’être artiste, c’est pour livrer mes peines et mes joies, et aller chercher des sujets
que les gens ont envie d’entendre. C’est bien d’écrire « Je t’aime, tu me manques,
chéri d’amour… ». Mais les gens ont besoin de se poser chez eux et d’avoir des
chansons qui les questionnent. Par exemple, sur « Il avait les mots », j’ai donné une
solution à 40 000 femmes, j’ai même détruit des couples. Au moins, des femmes se
sont rendues compte grâce à moi que leur mari les trompait. Plein de femmes m’ont
écrit des courriers en me disant « Dès que j’ai entendu cette chanson, je me suis dit
pourquoi pas moi ? Quand j’ai cherché un peu, je me suis rendue compte que ça faisait
des mois qu’il était avec quelqu’un d’autre ». Même si ce n’est pas positif puisqu’ils se
séparent, j’ai quand même réussi à faire prendre conscience. Les gens ont essayé
d’aller de l’avant. Et finalement c’est mieux pour ces femmes là. C’est dur de se
séparer mais au moins elles ne sont plus trompées et elles peuvent poursuivre leur
vie. Pour « Au revoir », sur mon premier album, des mamans sont venues me voir en
me disant « Grace à vous, j’ai trouvé la force de tenir le coup ». Dans « Au revoir », je
parle d’une petite fille qui dit à sa mère «Maman, tu es la plus belle, et même si je
suis partie, il ne faut pas que tu t’inquiètes. Tout va bien pour moi, j’ai vécu tellement
peu de temps que ce n’est pas grave. Je n’ai rien fait de grand donc vous arriverez à
m’oublier facilement ». Des choses un peu dures mais c’est ce que les mamans ont
envie d’entendre. «Maman tu es la plus belle, tout va bien pour moi, continue
d’avancer, je pense à toi et je suis toujours avec toi ». J’ai pu donner la force à des
mamans de rester ici, de ne pas péter un câble. Je le vois avec ma soeur, qui quand
j’avais douze ans, à perdu son fils. J’ai vu une mère perdre son enfant. Encore
aujourd’hui, je vois comment elle le vit, je le vis avec elle. C’est pour ça que cette
chanson était importante. J’avais envie d’écrire une chanson qui la soulage quand elle
l’écoute. J’avais besoin de me mettre dans la peau de mon neveu pour pouvoir parler
à sa mère. Maintenant, plein de gens s’y retrouvent. Je pars du principe qu’en tant
qu’artiste, on peut vraiment faire des choses magiques pour les gens. Parfois, on se
réveille un matin, de mauvaise humeur, on n’a pas envie de parler. Mais une personne
te croise, rayonnante, et te dit « Est-ce qu’on peut prendre une photo ? ». Même si tu
es de mauvaise humeur, tu ne peux pas dire non. Une photo, ça peut être la plus belle
des journées pour eux. C’est très fort ce qu’on peut apporter avec rien, cinq
secondes, une photo, un bonjour et un merci. On rend les gens heureux. Pour moi
c’est ça être artiste. C’est apporter ça aux gens, leur donner des chansons qui leur
apportent quelque chose, qui les fassent évoluer, des thèmes dans lesquels ils se
retrouvent. C’est important pour moi d’aller chercher des thèmes comme ça.
6/ En tout cas, de par le titre de l’album, maintenant on va se dire que la musique
pour Sheryfa, c’est du 100% familial !
C’est vrai que l’album s’appelle « Vénus ». Vénus ça veut dire plusieurs choses. Les
gens restent bloquer sur le fait que c’est le nom de mon mari, de mon fils. Sauf que
Vénus veut dire tellement de choses ! Déjà, ce sont les deux piliers de ma vie, c’est
super important. Ce sont les deux hommes avec qui je vis. Mon bébé, c’est le truc
incroyable qui est arrivé cette année, ma fierté. Devenir maman c’est extraordinaire.
J’avais forcément besoin de donner ce nom là. Le père de mon enfant est un bonheur,
quelqu’un qui ne m’a pas laissé quand je lui ai dit que j’étais enceinte de six mois.
Jusqu’au bout il était là, et encore aujourd’hui. C’est un papa extraordinaire. C’est pour
ça aussi que je dois leur dédier le titre de cet album. Ce sont les deux gros piliers de
ma vie. Mais Vénus est aussi une planète donc on peut supposer que c’est un peu ma
planète artistique, ma bulle. C’est aussi la déesse de l’amour. C’est une icône très
glamour, une femme, ce qui englobe l’amour. Mon fils est né à la Saint Valentin. Ça
colle bien avec la déesse de l’amour puisque mon fils est né le jour de la fête des
amoureux. C’est plein de petits détails un peu compliqués qui donne le nom de l’album
« Vénus ».
7/ Cet album arrive en fin d’année mais on va se projeter un peu en 2009 parce
qu’apparemment, tu as toujours un temps d’avance. Tu es peut être même déjà
sur le troisième album ?
Non, pas du tout. Après le premier album, je me suis vite projetée. Mais le premier
album, on se dit que c’est quitte ou double, soit ça marche soit ça ne marche pas. Si
tu n’as pas gouté au succès tu t’en fous. Tu as un peu de peine et basta. Sauf que là,
pendant un an ça a cartonné, les gens sont là, et tu sors un deuxième album, tu as
tellement peur. Tu te dis que si ça ne marche pas, c’est la descente aux enfers.
Passer du succès à rien, je pense que c’est difficile. C’est une crainte incroyable,
parce que pour le deuxième album, les gens nous attendent au tournant. Est-ce que
c’est de la chance ou du talent ? Est-ce que ce n’est pas parce que j’ai été beaucoup
médiatisée ? Est-ce que ce n’est pas grâce à ma grossesse ? Les gens se posent des
questions, à savoir si c’est réellement du talent ou pas. Tout le monde m’attend un
peu au tournant. En plus, on est nombreuses à faire du RnB. Tous les albums sortent
pratiquement en même temps. Donc les gens vont piocher, choisir les meilleures,
« Elle je ne l’achète plus, elle je l’achète ». Ça peut aller très vite. En six mois, on peut
passer d’un stade où on fait toutes les télés à ne plus rien faire et chanter à la foire
aux saucisses. Ça fait vraiment peur, et c’est pour ça que je n’ai plus envie de me
projeter. Je ne sais pas du tout ce qui peut arriver. Le premier album, c’est quitte ou
double. Là, c’est quitte ou… je ne sais pas. Même si c’est quitte ou double, ce n’est
pas pareil. Si c’est « quitte », ça risque d’être difficile.
8/ Ce que je voulais te dire, par rapport à 2009, même si tu ne te projettes pas…
Il y a plein de choses qui se préparent.
9/ Je n’en doute pas. Peut être une carrière de comédienne ? Tu as été approchée
par des productions ?
Oui, beaucoup. En même temps, j’aime bien jouer la comédie dans mes clips. C’est
quelque chose qui me plait beaucoup. J’adore jouer la comédie. C’est comme ça
depuis que je suis petite. A l’école déjà, j’avais une passion pour faire rire les gens.
Les professeurs n’arrivaient pas à me coller parce que je les faisais rire. A partir du
moment où ils me collaient, j’allais voir le proviseur en disant « Mais les professeurs
aussi ont rigolé ! ». Le proviseur leur disait que ce n’était pas normal, qu’ils ne
pouvaient par rigoler et me coller. Donc je n’étais pas collée. J’arrivais toujours à les
faire rire. Même avec les copines, je faisais toujours des sketchs. Je me déguisais, je
mettais des perruques et je faisais des sketchs à tomber par terre. J’aime bien avoir
des challenges. Si on me dit « Il y a cinq milles personnes dans la rue, tu montes sur
le toit de la voiture, on met de la musique et tu danses ». J’adore faire ça. Enlever son
tee-shirt au péage… Ce sont des défis supers cons mais moi je n’ai pas peur, j’ai
toujours aimé les défis, faire rire les gens. J’adore jouer la comédie. Il est arrivé que
les copines me disent, au collège « Vas lui faire croire que tu es amoureuse de lui… ».
Moi je le faisais, avec le regard qui tue. Et à la fin, je lui disais que c’était un jeu.
J’étais une bonne comédienne. Aujourd’hui, dans mes clips, j’adore jouer. Sur « Il avait
les mots », ce n’était pas facile, la caméra est super près et tu dois chanter… C’est à
partir de ce clip qu’on a commencé à m’appeler. On m’a dit « C’est génial ce que vous
faites dans Il avait les mots, vous gardez le sérieux, vous jouez bien ». Au début, je ne
voulais pas : « Pour l’instant, c’est chacun son truc, moi je suis chanteuse et je viens
d’arriver ». Donc je ne vais pas arriver et deux mois après, dire qu’on va faire une
série ou un film. C’était un peu tôt et ça me faisait peur de m’engager dans trop de
choses. Je préférais laisser passer cette année, qui s’est bien déroulée. J’ai eu une
proposition pour début 2009. Mais je n’en dirais pas plus. C’est pour une série
française. « Sous le soleil » me l’a proposé mais c’était pour cet été, en 2008. J’avais
un planning blindé et je n’ai pas pu. Ils demandaient une semaine et demie de
tournage non stop et je ne pouvais pas. J’ai donc refusé. Mais un autre artiste l’a fait
à ma place, on avait le même manager à l’époque. Marc Antoine l’a donc fait à ma
place. Moi on m’a proposé une autre série, qui est beaucoup plus intéressante ! Ça va
être sympa, un bon challenge sur deux épisodes. L’info va vite arriver je pense.
10/ Une résolution pour 2009 ?
Oui, ça concerne mon caractère. J’essaie vraiment de rester calme. Je suis quelqu’un
de très impulsive et nerveuse, je peux démarrer au quart de tour. Je peux exploser
très rapidement. Maintenant mon équipe me connait donc ils arrivent à gérer quand je
m’énerve. Ils préfèrent m’enfermer pour que je reste tranquille toute seule… Je suis
très nerveuse et j’essaie de le canaliser. J’ai trop d’énergie. Quand il y a un truc qui ne
me plait pas, je ne peux pas dire « Tu peux aller voir s’il te plait… ». Moi j’y vais : « C’est
quoi le problème, ce n’est pas normal !». C’est parfois gênant, surtout pour les
proches. Quand je crie, ce n’est pas agréable pour les gens. C’est ça que je dois
canaliser. Ce qui est bête, c’est que les gens pensent que quand je m’énerve, j’ai un
problème avec eux. Récemment, il y a eu un incident, j’ai fait une interview avec le
Parisien. Ils racontent : « La rencontre s’est faite en deux fois, Sheryfa a pété un
câble, elle a explosé un téléphone contre le mur. Sheryfa ne va pas bien du tout. Son
album se fait dans une grande douleur… ». Mais pas du tout. Tout allait bien ! Mais je
me suis énervée. J’ai eu un appel d’une amie qui m’a fait péter un câble et j’ai cassé
mon téléphone. De là à dire que je vais mal… Ce n’est pas parce que je crie que je
vais mal, sinon j’irais mal toute l’année. Non je ne vais pas mal, l’album ne s’est pas
fait dans la douleur. C’est juste un caractère bien trempé qu’il ne faut pas trop
secouer.
11/ Donc un nouvel album, « Vénus », et une nouvelle tournée pour 2009 ?
Une tournée qui débute fin février 2009. On a déjà quarante dates de prévues et c’est
en train de gonfler. C’est une tournée acoustique avec que des musiciens. Ça va être
très sympa. Je n’ai pas encore les dates exactes mais je sais que ça démarre fin
février. Plus d’informations bientôt sur mon site officiel
12/ Merci Sheryfa.
Merci
13/ Et bonne chance, bonne fin d’année.
Bonne fin d’année à tout le monde. Joyeux Noel !