RETRANSCRIPTION ECRITE DE L’INTERVIEW DE CHARLIE WINSTON
INTERVIEW REALISEE PAR THIERRY BAUMANN
0/ Bonjour Charlie
Bonjour !
1/ Premier hit « Hobo », pourquoi est-ce que c’était juste au bon moment ?
Je crois que ces choses dépendent vraiment d’un concours de circonstances. Je
suis sûr qu’il y a plein d’autres gens qui font de la musique comme moi, similaire,
d’un bon style, mais je suis tombé au bon moment on va dire ! La seule autre
explication est que ce que je raconte dans mes chansons et à travers ma musique
parle beaucoup, je l’espère, de ce qui se passe autour de nous, autour de moi.
J’essaye de garder les yeux ouverts, et pas de me focaliser sur une seule chose.
Je prends du recul sur les choses et je les observe, puis j’en parle, et je pense que
ça fonctionne auprès des gens.
2/ Vous ne pensez pas que c’est aussi à cause des moments difficiles que nous
traversons en ce moment ?
Oui, surement. J’ai eu de la chance parce que j’écris un album qui s’appelle
« Hobo » alors qu’on est en pleine crise, donc ça remet les choses en question.
Mais la crise était déjà là, ça n’a pas été soudain, et c’est comme ça que
fonctionne la société, ça monte, ça descend sans arrêt. Et ces 10, même ces 20
dernières années ça ne faisait que monter, monter donc il fallait bien que ça
redescende. Et il y a 7 ans j’ai écrit une chanson qui s’appelle « Gone Gone »,
c’était un peu mon message au gouvernement américain de l’époque, à
l’administration Bush. Et ce n’était pas évident dans ma façon d’écrire la chanson,
mais en gros je dénonçais le fait que tout commençait à s’effondrer de l’intérieur.
Maintenant on en a un peu fait le tour, mais beaucoup de gens ont perdu la foi aux
US à cause de la façon dont étaient faites certaines choses. C’est vraiment
dommage, car je suis souvent allé en Amérique, et j’y ai rencontré des gens
merveilleux qui, je crois, étaient mal représentés. Donc, je crois qu’il s’agit
vraiment de garder les yeux ouverts.
3/ Comment expliquez-vous ce qu’est un « hobo », car c’est un état d’esprit ?
Oui, exactement, pour moi, la chanson « Like a Hobo », c’était prendre le côté
romantique d’un « hobo ». Que ce soit un voyageur, quelqu’un qui cherche du
travail, ou quelqu’un qui est libre, la notion d’un « hobo » pour moi, c’est quelqu’un
qui prend sa vie en main. Et c’est ce dont parle ma chanson, prendre ma vie en
main en restant fidèle aux choses auxquelles je crois, et qui sont vraies.
4/ Vous avez 30 ans, Charlie, et vous avez déjà vécu beaucoup de vies avant la
musique ? Du théâtre, des pubs, des bandes originales de films ?
Oui, pas tellement des BO de films, surtout de courts métrages. J’ai fait pas mal
de danse, surtout au théâtre, et la plupart du théâtre que j’ai fait n’était pas dans
un théâtre mais surtout dans des hôpitaux, des parcs, le long de rivières et
d’autres endroits insolite ! J’ai fait un peu l’acteur aussi, mais pas trop dans des
films. D’ailleurs j’ai déménagé à Londres pour devenir acteur, mais j’étais trop
jeune pour prendre des cours, je n’avais que 16 ans. Je n’ai pu que prendre des
cours de musique à 16 ans donc c’est ce que j’ai fait. Mais j’ai toujours été
intéressé et ai voulu connaitre des acteurs et le théâtre, et tout cet univers. C’est
comme cela que j’ai été amené à écrire de la musique pour le théâtre. Mais les
vies que j’ai vécues ont toujours tourné autour de la musique ou du divertissement,
c’est juste que je ne n’écrivais pas des chansons avec une guitare, comme un
hobo !
5/ Pour comprendre d’où vous venez, on peut dire que vos parents étaient des
hippies ?!
Eux n’aiment pas qu’on dise ça, mes parents sont très anticonformistes ! Ils
n’étaient pas vraiment des hippies, plutôt des bohémiens dans leur façon de vivre
leur vie. Ils n’ont jamais porté de couleurs psychédéliques, ni fumé beaucoup de
marijuana, ni fait l’amour avec tout le monde librement !!
C’était des chanteurs de folk surtout, c’était des gens assez normaux en fait, mise
à part leurs intérêts dans la vie. Ils chantaient dans un cirque, et voyageaient sur
les routes avec des cirques, mon père était ring master et s’occupait aussi des
intermèdes musicaux. Mais ils étaient aussi tous les deux des chefs, ils ont fait une
école hôtelière. Ma mère est une artiste, les deux sont des artistes, donc il y a du
bohémien là dedans. Ils adorent l’art, et la musique mais je ne dirais pas que ce
sont des hippies. Et donc ça fait que moi, je ne souhaite pas être mis dans une
boite, ou étiqueté, car j’ai des intérêts divers. C’est ce qui plait aux gens je pense,
lorsqu’ils écoutent ma musique, ils voient que ça n’est pas qu’une chose, et les
gens s’identifient à cela. Lorsque vous demandez aux gens aujourd’hui quel genre
de musique ils aiment, ils répondent qu’ils aiment un peu de tout, hip hop, jazz,
musique classique, pop, mais vous trouverez très très très rarement quelqu’un qui
répondra « Je n’aime que la country et le western » !
Dans notre monde qui se resserre avec les systèmes de communication et
d’information, les ordinateurs portables, les ipods, skype et tout le reste, la
musique et l’intérêt qu’ont les gens pour la culture grandit, ou devient plus
imprévisible. Vous connaissez ce mot ? En fait j’ai oublié quelle était votre question !
On parlait de vos parents hippies, et de leur état d’esprit.
Ah oui, et de la manière dont ça m’influençait. En fait je ne voulais pas coller qu’à
une seule chose, mais suivre mes intérêts, mon amour et ma passion, et la vivre,
la vivre pleinement. J’ai été touché par beaucoup de gens car ils me disent « Merci
pour ton album, on en avait vraiment besoin ». Je trouve cela intéressant qu’on me
dise cela, donc je leur demandais pourquoi, et on me répondait que depuis des
années il y a tellement d’albums qui sortent sans substance ou vrai style. Je
ressens un peu la même chose moi même, je n’écoute pas vraiment la radio, je ne
regarde pas la télé car ça me désillusionne assez, je préfère m’intéresser à ce qui
me plait. Donc il s’agit vraiment de vivre pleinement ce que j’aime.
6/ Vous avez appris le piano avant la guitare ? Vous jouez beaucoup
d’instruments ?
Oui plus ou moins ! D’abord je faisais du break dance lorsque j’avais 6-7 ans, je
faisais du beat box avec ma bouche. Mes parents et mes frères passaient leur
temps à chanter durant toute mon enfance, donc le chant d’abord puis le beat box.
Puis on m’a offert une batterie à l’âge de 8 ans, j’ai un peu appris cela mais j’ai vite
perdu intérêt et mon frère Joe a pris la relève ! Puis j’ai appris à jouer du piano à
10 ans avec ma soeur, je m’y suis mis à fond et aussi à écrire des chansons. J’ai
étudié le piano à l’université, très intensément, je voulais être le meilleur pianiste
de jazz du monde. Puis j’ai fini mes études et me suis rendu compte que je n‘étais
pas très bon en improvisation, ça ne me vient pas naturellement. Et je me suis
rendu compte que j’étais un compositeur, à ce moment là je composais pour des
danseurs à la Rambert School of Ballet, et je composais aussi pour la symphonie
de Londres. Lorsque j’ai fini mes études, je n’avais pas d’argent, je dormais dans le
même lit que mon frère qui venait de se séparer de sa petite amie et qui avait le
coeur brisé. On ne savait pas trop ce qu’on faisait, il y avait une guitare qui trainait
dans l’appartement, donc j’ai commencé à jouer avec et Tom ne savait pas quoi
faire. Il n’avait pas de groupe à l’époque donc il m’a dit « Apprends à jouer de la
basse et on forme un groupe ensemble ! » Donc c’est ce que j’ai fait, j’ai appris à
jouer de la basse à 18 ans, j’en ai joué avec lui pendant 4-5 ans, tout en
continuant à jouer du piano et à écrire des chansons. Je travaillais sur des petits
projets en même temps, un groupe reggae où je chantais, et d’autres choses. Puis
à 21 ans j’en ai eu assez de tout ça, et j’avais envie de quelque chose de
complètement nouveau, donc je suis parti en Inde, et c’est là que j’ai commencé à
apprendre le « tabbler ». Mais depuis que je joue à la batterie, j’ai toujours aussi
joué des congas et un peu de percussions. D’ailleurs je faisais les percussions
dans le groupe qu’on avait ensemble, mon frère Baxter et moi. Puis, lorsque je suis
revenu, j’ai repris ma guitare et j’ai recommencé à écrire des chansons à la
guitare, car je voulais retrouver la simplicité des chansons simples. Au piano,
c’était compliqué, ça devenait une espèce de symphonie et c’était bordélique, donc
je voulais retrouver la simplicité d’une bonne chanson.
7/ Vous aimez être proche de votre public, vous aimez ce moment. Pourquoi ?
Pour ce rapport que vous construisez avec les gens lorsque vous êtes sur scène.
Vous savez, c’est à cause de mon profil de théâtre et aussi à cause de mes
parents. Mon père est un vrai artiste, au sens propre du terme, il arrive à
impliquer les gens, à tous les faire chanter avec lui, donc j’ai grandi avec cela.
Lorsque je joue, ce qui est important pour moi c’est d’être conscient de mon
environnement. Lorsque vous jouez, vous êtes la personne qui reçoit chez elle,
c’est comme cela que je vois les choses. Lorsque je monte sur scène, c’est
comme lorsque je reçois les gens chez moi, la salle est ma maison, donc j’ai envie
de leur demander s’ils veulent une tasse de thé. C’est une métaphore, c’est
histoire de mettre les gens à l’aise, comme si vous leur posiez des questions à
propos de ce qu’ils font dans la vie, et donc c’est ce que j’essaye de faire avec ma
musique. C’est une sorte de conversation, le fait d’être sur scène, ou même
lorsque j’enregistre un album, pour moi c’est une conversation. Donc même si je
ne suis pas là pour avoir la conversation, si la musique est assez bonne, la
conversation peut durer longtemps, et inciter les gens à penser. Il faut juste
arriver à ce que ça se produise !
8/ Un de vos héros majeurs est Tom Waits ?
Oui, j’habitais avec un de mes meilleurs amis, plus âgés, un photographe allemand,
qui maintenant habite à Moscou et travaille chez Reuters. Un jour il est rentré avec
l’album de Tom Waits « The Black Rider » qu’il a fait pour une production de
théâtre, et vu qu’il était allemand, il aimait bien la musique un peu folle. Il ramenait
toujours à la maison de la musique d’avant-garde, et j’ai le souvenir qu’il n’arrêtait
pas d’écouter cet album. Il y avait quelques chansons que j’aimais, mais ça ne m’a
pas frappé tout de suite, puis un jour alors que je passais l’aspirateur dans
l’appartement, il a mis le son très très fort, et à la fin de la chanson, on dansait
dessus, sur cet album ! Donc depuis ce jour là, j’adore Tom Waits ! Et on retrouve
d’ailleurs cette notion de conversation, j’avais l’impression qu’il me parlait, et il me
disait des choses assez lourdes en signification. J’ai mis du temps à comprendre
ce qu’il voulait dire, mais une fois que je l’avais dans le sang, je voulais l’écouter
encore et encore.
Je n’aime pas tellement les choses de ses débuts, plutôt les choses les plus
récentes. Enfin si, j’aime ses débuts, il a fait des choses incroyables, mais je suis
plus attiré par les choses avec un peu plus de texture, qu’il a pu faire à partir de
« Swordfish Trombones », « Mule Variations », « Bone Machine » et tous ces
albums. C’est un artiste que je peux écouter n’importe quand, car il écrit de très
belles chansons, avec des paroles incroyables. Et il n’a pas peur de faire des
choses étranges, ou d’enregistrer de manière inhabituelle. Il n’essaye pas d’être
une grosse star, il est toujours resté de l’autre côté, et je respecte cela
énormément le concernant.
9/ Vous aimez les gens avec une âme très puissante, comme Jacques Brel par
exemple ?
Oui, Jacques Brel, je ne comprenais pas, enfin d’ailleurs je ne comprends toujours
pas la plupart de ses paroles, mais j’arrive à comprendre ce qu’il dit à travers sa
musique. Je crois que c’est une histoire d’énergie, beaucoup de choses dans l’art
sont à propos d’énergie. Même lorsque vous regardez un tableau, si l’artiste arrive
à bien faire passer ses émotions, ou dans une conversation, lorsqu’ils essaient de
dire quelque chose, par les couleurs, visuellement sur un tableau, ou sonore, ou
même par l’odorat ou le toucher, peu importe, il y a une énergie qui se dégage, et
alors il y a une symbiose. Vous connaissez ce mot !? C’est cette énergie qui
capture l’imagination des gens.
Et en écoutant Jacques Brel, il a cette énergie. Dès le premier instant, il y a une
intensité dans ce qu’il raconte. Et je vais vous dire ce que j’aime à propos de
Jacques Brel. Il écrit des mélodies incroyables, et des chansons géniales, mais il
n’est pas précieux au sujet de ses chansons, lorsqu’il les chante, il en jette des
morceaux parfois, comme s’il s’en fichait. Et l’effet que cela a sur l’auditeur c’est
qu’il se dit « mais moi je ne m’en fiche pas ! ». C’est dans le subconscient mais c’est
ce qui se produit je crois. Donc il a été une grande inspiration sur la manière
d’appréhender une chanson, même si je ne comprends pas la moitié de ce qu’il dit
la plupart du temps ! De la même manière que je parle d’énergie, tout dans le
monde est comme un aimant. Soit vous avez une énergie positive, soit une énergie
négative, mais quand le positif va dans un sens, le négatif va dans le même sens
puis se retourne, et va dans l’autre sens. C’est comme la relation entre un homme
et une femme, ou un homme avec un homme, ou une femme avec une femme, ou
un chien et un poisson ! Lorsque vous êtes dans une relation, souvent il s’agit de
faire en sorte de donner suffisamment à l’autre personne, donc si l’un des deux
part trop dans un sens, l’autre va dire « S’il te plait reviens ! », ils vont se retourner,
et dire « oh puis en fin de compte ça va ! ».
Donc une bonne relation, qu’elle soit entre une tasse et une soucoupe, ou un
homme et une femme, se retourne sans arrêt, afin de pouvoir avancer sur une
ligne droite.
10/ « My life as a duck », je crois qu’on en apprend beaucoup sur vous par le
biais de cette chanson?
Oui peut être, sauf que c’était plutôt l’écriture de mon subconscient dans le cas de
cette chanson. Ma petite amie et moi-même à l’époque avions fait un dîner, et on a
commencé à parler de quel animal on aimerait devenir lorsqu’on meurt, si on
devait se réincarner en tant qu’animal. Tout le monde parlait d’animaux
romantiques et glorieux tels que le lion ou le tigre, l’aigle, des animaux très
glamours. Moi j’ai pensé à ma vie, j’étais la dernière personne à répondre donc j’ai
vraiment eu le temps de réfléchir. Je me suis demandé à quel animal je
m’identifiais, et c’était le canard. Parce que les canards sont drôles, ils ont un côté
clown, ce sont des clowns. Apparemment le canard est l’animal au sujet duquel il y
a le plus de blagues dans le monde. Mais il n’y a pas que cela, ce sont aussi de
très beaux animaux, et il y a un côté très sérieux dans leur structure. Celui qui a
dessiné le canard était très intelligent, lorsque vous regardez un bateau et que
vous regardez un canard, c’est le modèle parfait pour un bateau ! Et ils marchent,
ils nagent, ils volent, et ils ont bon goût, c’est ma viande préférée ! Donc ça me
plairait d’être un canard une fois mort, car au moins quelqu’un pourrait
m’apprécier au niveau physique.
Donc j’ai répondu cela, et quelques jours plus tard, ma petite amie et moi-même
faisions un exercice créatif. On se donnait des titres de chansons, donc je lui ai dit
quelque chose comme « Walking down the road » et elle m’a donné le titre « My life
as a duck », et ensuite on avait 10 minutes pour écrire quelque chose. J’ai écrit
toutes les paroles, sans vraiment y penser, puis j’ai trouvé ces notes. J’aimais la
juxtaposition entre le fait de parler de quelque chose que tout le monde trouve
drôle mais d’une façon sérieuse, et lorsque je jouais la chanson pour des gens, je
me suis rendu compte qu’elle était autobiographique. Elle parle de moi qui accepte
d’être un clown mais en même temps comme quelqu’un qui aime penser aux
choses sérieuses.
11/ Comment êtes-vous devenu baby-sitter pour Peter Gabriel ?!
Bon celle-ci je vais essayer d’y répondre vite ! J’ai rencontré Peter lorsque
j’enregistrais la basse dans le groupe de mon frère, au Real World Studios. J’ai
aussi rencontré Mélanie sa fille, qui répétait avec lui à l’époque, et on est devenu
de très bons amis, car elle habitait avec moi à Londres. Enfin pas avec moi, près
de moi à Londres ! Puis elle nous a invité, ma petite amie et moi à l’époque, en
Sardaigne en vacances avec eux 2 semaines, avec Peter, sa femme et leur fils de
3 ans. Donc j’ai appris à tous les connaitre mais je n’ai pas donné ma musique à
Peter ce jour là ni pendant ces vacances, car je voulais apprendre à le connaitre
en tant que personne. Je ne voulais pas être un fan qui l’agacerait pendant ses
vacances ! Puis quelques mois plus tard après ces vacances, j’ai parlé à Mel qui
m’a dit que son père venait à Londres car il était nommé pour recevoir le prix du
« Musicien de le décennie ». Il n’avait pas de baby-sitter, et c’était un gros
problème, donc je lui ai dit « Je peux venir le garder » et j’ai fini par aller au Groven
Hotel jouer aux pirates avec Isaac. En bas, Peter était avec 2000 personnes, en
train de recevoir son prix ! Et quand il est remonté c’est là que je lui ai donné ma
musique. Quelques mois plus tard il m’a appelé pour me dire qu’il avait beaucoup
écouté mon CD et que ça lui plaisait, et qu’on pourrait peut être faire quelque
chose ensemble.
12/ Donc Peter Gabriel, et ensuite un contrat avec une maison de disques
française, comment est-ce possible ?
En fait j’ai signé un contrat d’éditeur avec les éditeurs de Peter, Real World Works.
Mon contrat avec ces éditeurs était du développement fait, ils me laissaient le
temps de faire ma musique, d’écrire, de faire mon truc quoi. Puis Peter m’a invité
à le rejoindre sur sa tournée, mais comme il a beaucoup d’artistes avec lui lorsqu’il
est en tournée, la seule façon de le justifier était de signer sur son label. Donc
c’est ce que j’ai fait, j’ai signé sur Real World Records, puis j’ai voyagé et rencontré
des gens en France, mon ami Medi et son groupe, Medi and the Medicine Show.
Maintenant c’est mon batteur, et on faisait un échange, je l’aidais à Londres et lui
m’aidait à Paris. Puis une de nos amies, Camille H, est tombée amoureuse de ma
musique et m’a demandé de lui donner plusieurs CDs pour qu’elle puisse les
distribuer en France. Elle en a donné un à Atmosphériques. Ils ont adoré et ont
contacté Real World en leur demandant s’ils pouvaient faire quelque chose en
France.
13/ Bienvenue en France Charlie !
Oui, c’est très bien en France !
14/ Thank you.
Avec plaisir.